Dans une salle de composition du groupe scolaire Bouna 2, un candidat attire particulièrement l’attention des surveillants et des autres élèves. À 40 ans, Dah Sansan, couturier de profession, prend part cette année aux épreuves du Certificat d’études primaires élémentaires (Cepe), aux côtés de deux de ses propres enfants également candidats.
Privé de scolarité durant son enfance, ce père de famille a choisi, plusieurs années plus tard, de reprendre le chemin de l’école afin d’améliorer son avenir. Grâce aux cours du soir, il a progressivement retrouvé le goût de l’apprentissage jusqu’à atteindre le niveau du CM2, lui ouvrant ainsi les portes de l’examen.
A Bouna, un symbole de courage et de persévérance
Installé parmi des candidats bien plus jeunes que lui, Dah Sansan affiche une détermination sans faille. Refusant tout complexe lié à son âge, il estime que l’instruction demeure un levier essentiel de réussite personnelle et professionnelle. « Je ne suis pas complexé », affirme-t-il avec assurance.
Pour ce couturier, décrocher le Cepe représente une étape importante vers de meilleures perspectives professionnelles et une meilleure adaptation aux exigences d’un monde où savoir lire et écrire devient incontournable. Ambitieux, il envisage déjà de poursuivre ses études après cet examen, tout en donnant l’exemple à ses enfants.
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À travers son parcours, Dah Sansan adresse également un message d’encouragement à toutes les personnes adultes souhaitant reprendre les études. « Je demande à toutes les personnes d’un certain âge qui souhaitent reprendre le chemin de l’école de le faire, car savoir lire et écrire est aujourd’hui indispensable dans un monde de plus en plus difficile et exigeant », a-t-il déclaré.
Au sein du centre d’examen, son histoire suscite admiration et respect, incarnant pour beaucoup la preuve qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre.

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