L’activiste Pulchérie Gbalet, actuellement en exil, affirme avoir été condamnée par contumace à trois (03) ans de prison ferme ainsi qu’à une amende de deux (02) millions de FCFA dans le cadre de l’affaire liée aux 49 soldats ivoiriens arrêtés au Mali en juillet 2022, puis graciés en janvier 2023.
Selon ses explications détaillées par KOACI, elle aurait été interpellée le 3 août 2022 à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan alors qu’elle revenait du Mali. Elle rappelle également qu’un communiqué du procureur de la République, Adou Richard, daté du 26 août 2022, l’avait mise en cause pour plusieurs chefs d’accusation, notamment « entente avec des agents d’une puissance étrangère », « atteinte à la situation militaire et diplomatique de la Côte d’Ivoire », ainsi que « diffusion de fausses nouvelles susceptibles de troubler l’ordre public ».
Un délibéré rendu sans audience effective, selon Pulchérie Gbalet
L’activiste affirme qu’après plusieurs reports, un délibéré avait été programmé pour le 29 mai 2026, sans qu’aucune audience effective ne se tienne, faute selon elle d’éléments crédibles dans le dossier. Elle indique néanmoins que le verdict a été rendu par défaut.
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D’après la décision rapportée, le tribunal l’a déclarée coupable de diffusion de fausses informations et de trouble à l’ordre public, la condamnant à trois ans d’emprisonnement et deux millions de FCFA d’amende, les dépens étant également mis à sa charge.
Pour rappel, l’affaire des 49 soldats ivoiriens fait référence à une crise diplomatique survenue en juillet 2022, lorsque ces militaires ont été arrêtés à Bamako par les autorités maliennes, qui les soupçonnaient d’être des « mercenaires ». Ils ont par la suite été détenus, condamnés, puis finalement libérés et graciés en janvier 2023 à la suite d’une médiation menée par le Togo.
