Le camp d’Ahoua Don Mello, ancien candidat à la présidentielle de 2025 désormais en désaccord avec son ex-mentor Laurent Gbagbo, a précisé ses objectifs politiques à la suite de l’annonce de la création de son mouvement souverainiste. Dans un communiqué signé par son directeur de communication, Fernand Ahilé, l’ancien ministre de l’Équipement affirme vouloir inscrire son action dans une dynamique de « renaissance souverainiste ».
Contrairement aux interprétations évoquant une stratégie de récupération des cadres en rupture avec d’autres partis, son entourage insiste sur une autre orientation. L’objectif affiché est de fédérer « la majorité silencieuse », notamment les jeunes Ivoiriens aspirant à une souveraineté économique, industrielle, technologique et financière, ainsi qu’à une transformation locale des ressources nationales. Le projet s’inscrit également dans une vision d’ouverture vers des partenariats stratégiques avec les BRICS et les économies émergentes.
Ahoua Don Mello : une rupture assumée avec le PPA-CI et un projet politique présenté comme structuré
Revenu sur son exclusion du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), le camp Don Mello rappelle que cette décision fait suite à sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025, en contradiction avec la ligne du boycott défendue par la direction du parti. Plusieurs cadres avaient également été sanctionnés dans ce contexte, entre suspensions et exclusions.
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Pour ses proches, cette rupture ne relève ni d’un malentendu ni d’une décision impulsive, mais d’un désaccord stratégique profond sur l’avenir du mouvement. Fernand Ahilé défend ainsi une démarche « lucide et responsable », affirmant que Don Mello a privilégié la participation politique active plutôt que la politique de la chaise vide.
Le communiqué met également en avant les résultats obtenus lors de ses précédentes mobilisations, notamment la validation de parrainages sur l’ensemble du territoire et la collecte de plus de 90 000 soutiens. Une performance présentée comme la preuve d’un capital politique en construction.
Enfin, le camp de l’ancien ministre revendique une ligne politique distincte, décrite comme une gauche de transformation, moderne et pragmatique, tournée vers les enjeux de développement et éloignée des logiques de confrontation partisane.
