Dans une publication diffusée sur Facebook ce lundi 27 juillet, Vincent Toh Bi Irié livre une réflexion critique sur ce qu’il qualifie de « culture de la mendicité » en Côte d’Ivoire. Dès les premières lignes, l’ancien haut fonctionnaire dit s’interroger sur l’évolution des comportements dans le pays.
L’ancien préfet d’Abidjan précise toutefois que son analyse ne vise pas les personnes confrontées à une véritable précarité. Selon lui, le problème concerne plutôt ceux qui sollicitent de l’argent sans être dans une situation de nécessité. Il estime que cette pratique est progressivement devenue un réflexe dans la vie quotidienne.
L’ancien préfet affirme que les demandes d’argent se multiplient dans de nombreux espaces. Il cite notamment les administrations, les entreprises, les banques, les lieux de culte ou encore les toilettes publiques. À ses yeux, cette habitude s’est tellement installée qu’elle accompagne désormais les échanges les plus ordinaires.
Vincent Toh Bi Irié critique également les distributions d’argent observées lors de certaines cérémonies publiques. Il considère que ces gestes, lorsqu’ils deviennent fréquents, favorisent une logique d’assistanat et brouillent le lien entre le travail fourni et la rémunération obtenue.
Vincent Toh Bi Irié : un appel à remettre le travail et le mérite au cœur de la société
Au-delà du constat, Vincent Toh Bi Irié s’inquiète des conséquences économiques et sociales de ce phénomène. Il estime que la circulation d’un « argent facile », détaché d’une activité productive, modifie les comportements et affaiblit la valeur de l’effort.
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Selon lui, cette situation peut influencer les plus jeunes. Il avance que certains finissent par accorder davantage d’importance à l’obtention rapide d’argent qu’aux études, au travail ou au mérite.
Pour illustrer son raisonnement, l’ancien préfet d’Abidjan raconte une expérience vécue dans un restaurant indien à New York. Après avoir renoncé à un plat qu’il trouvait trop épicé, il explique que le gérant s’était étonné de le voir abandonner un repas déjà payé. Une anecdote qui, selon lui, témoigne d’un rapport plus exigeant à l’argent dans d’autres sociétés.
En conclusion, Vincent Toh Bi Irié appelle à redonner toute leur place aux valeurs de l’effort, du travail et du mérite. À ses yeux, ces principes restent essentiels pour favoriser le développement durable de la Côte d’Ivoire.
