Déclaré candidat à l’élection de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue le 12 septembre 2026, Cissé Souleymane affiche clairement ses ambitions. Dans un entretien accordé à Pouvoir Magazine, le président du Racing Club d’Abidjan a dressé un constat sévère de la gestion actuelle de l’instance dirigeante. Il appelle à une profonde réforme de la gouvernance, avec comme priorités la transparence financière et le renforcement du travail technique.
Pour l’homme d’affaires, les succès des Éléphants ne peuvent être durables sans un investissement important dans le football de base. Il estime que les performances de la sélection nationale sont le reflet du travail réalisé dans les centres de formation et les clubs locaux.
Son projet prévoit la création d’un réseau national capable de détecter et d’accompagner les jeunes talents dès leur plus jeune âge, partout en Côte d’Ivoire. Selon lui, les futurs internationaux peuvent aussi bien émerger à Abidjan qu’à Kong, Facobly, Sipilou ou Tafiré. À ses yeux, chaque jeune joueur doit bénéficier des mêmes opportunités, quel que soit son lieu de naissance.
Audit, calendrier électoral et fin de mandat : Cissé Souleymane hausse le ton
Cissé Souleymane ne limite pas ses critiques à la formation. Il réclame également davantage de transparence dans la gestion de la fédération. Selon lui, un bilan financier et sportif devrait être présenté après chaque grande compétition internationale. Il considère qu’un audit des résultats de la dernière Coupe du monde constitue une démarche normale, dans un souci de bonne gouvernance. Cette position fait notamment écho aux interrogations sur la gestion des primes liées à la CAN 2023.
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Le candidat conteste aussi le calendrier actuel de la FIF. Il affirme que le mandat d’Idriss Diallo est arrivé à son terme le 23 avril dernier et que la prolongation accordée pour couvrir la Coupe du monde n’avait qu’un caractère exceptionnel. À ce titre, il juge inapproprié le lancement de la nouvelle saison du championnat avant l’élection présidentielle de la fédération. Selon lui, cette responsabilité devrait revenir à la future équipe dirigeante.
Ces prises de position trouvent déjà un écho auprès de plusieurs présidents de clubs, aussi bien en Ligue 1 que dans les divisions inférieures, qui dénoncent le manque de clarté autour de la gouvernance actuelle. Pour rappel, le dépôt des candidatures est ouvert depuis le 20 juillet 2026. Les prétendants ont jusqu’au 10 août pour soumettre leurs dossiers, avant le scrutin prévu le 12 septembre prochain.
