Le mercredi 10 janvier 2024, Fraternité Matin a rendu compte de la condamnation de dame A. R, revenue de son village avec sa nièce K, âgée de 10 ans, en septembre 2024.
Ayant convaincu sa sœur cadette qu’ elle offrirait à sa petite fille la chance d’ aller à l’ école, la réalité a pris une tournure différente une fois dans la capitale ivoirienne, Abidjan. A. R. a dévoilé son plan caché en présentant un marché au lieu d’ une école et un magasin de jus au lieu d’ une salle de classe.
Pendant trois mois, K. a vendu toutes sortes de jus de fruits tandis que les enfants de sa tante continuaient régulièrement leurs cours. Considérant ce comportement comme injuste, des voisins ont signalé l’ affaire à la police.
Convoquée à trois reprises, dame A. R. n’ a pas répondu, forçant la police à intervenir dans son lieu de vente. Présentée devant les tribunaux le 09 janvier 2023, elle a reconnu sa faute et a été condamnée à 12 mois de prison, dont 11 avec sursis, et à une amende de 500 000 francs CFA.
Le juge lui a conseillé de mettre l’ enfant à l’ école si elle souhaite réellement la prendre en charge. Le cas révèle une trahison flagrante envers l’éducation de K, qui méritait bien mieux que de se retrouver derrière un comptoir de marchandises. La décision du tribunal souligne l’ importance de l’ éducation et condamne fermement les actes allant à l’ encontre de ce droit fondamental pour un enfant. Cette histoire met en lumière la nécessité de protéger les droits des enfants, en particulier le droit à l’ éducation.
La condamnation de dame A. R, bien que nécessaire, ouvre également la porte à la réhabilitation de K, I’ encourageant à suivre le chemin de l’ éducation au lieu d’ être exploitée pour des intérêts personnels.
