Le chanteur Siro dénonce une tentative de revente de son propre terrain par Me Kuégbo. L’affaire, qui divise l’opinion, est toujours en attente d’une décision judiciaire.
Le litige opposant le chanteur Siro à Me Saint-Cyr Kuégbo Bouabré prend une nouvelle tournure. Selon Siro, l’avocat aurait tenté de lui revendre le terrain situé à Cocody-M’badon, alors que le Zouglouman affirme en être le propriétaire légitime depuis 2009. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations sur la gestion du foncier en Côte d’Ivoire.
L’affaire porte sur une parcelle de 651m² revendiquée par les deux parties, chacune détenant un Arrêté de Concession Définitive (ACD) délivré par le ministère de la Construction. Une contradiction qui suscite des doutes quant à l’authenticité des documents et les complicités possibles dans cette affaire.
Un conflit foncier aux multiples zones d’ombre
Siro affirme avoir tout mis en œuvre pour une résolution à l’amiable, préférant protéger la réputation de Me Kuégbo, qui travaille au ministère de la Construction. Cependant, face à l’impasse des négociations, il a décidé de rendre l’affaire publique. « J’ai fait humainement tout ce qu’il est possible de faire. C’est le ras-le-bol qui m’a poussé à parler lors de la conférence du ministre Bruno Koné », confie-t-il.
Le chanteur met en évidence une incohérence majeure : comment un terrain, déjà acquis et cloturé depuis 2009, pourrait-il faire l’objet d’une autre transaction ? Il insiste sur le fait que son gardien, en poste depuis l’achat, a été témoin d’une tentative d’acquisition par Me Kuégbo, déjà refoulé à l’époque.
Vers un dénouement judiciaire ?
L’affaire, qui fait grand bruit, est aujourd’hui pendante devant le Conseil d’État. Siro ne cache pas son indignation face à une situation qu’il juge injuste : « Pendant que des gens se battent pour réussir, d’autres profitent de leur position pour narguer les autres. C’est frustrant ».
Ce litige pose à nouveau la question de la transparence et de la sécurisation du foncier en Côte d’Ivoire. En attendant la décision de la justice, cette affaire continue de susciter de nombreuses réactions dans l’opinion publique.
