La Direction des Établissements privés et des professions sanitaires (DEPPS) a mené une vaste opération de contrôle dans cinq régions de Côte d’Ivoire, conduisant à la fermeture de 153 établissements sanitaires clandestins. Cette action s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale visant à éradiquer les structures de soins illégales et à garantir la sécurité des patients.
Les régions du Gbêkê, du Loh-Djiboua, du Bélier, de San-Pedro et de la Nawa ont été particulièrement ciblées par ces contrôles intensifs, réalisés du 8 au 14 décembre. Les inspecteurs ont constaté de nombreuses irrégularités au sein de ces établissements, telles que l’absence d’autorisation d’exercice, la pratique de soins non conventionnels et le manque de qualification du personnel.
Un bilan mitigé
Si cette opération a permis de mettre hors d’état de nuire un grand nombre de cliniques illégales, elle révèle également l’ampleur du phénomène. En effet, malgré ces fermetures, 44 établissements ont été autorisés à poursuivre leurs activités, après vérification de leur conformité aux normes en vigueur. Par ailleurs, 23 autres ont reçu une mise en demeure pour régulariser leur situation.
Des enjeux de santé publique
La prolifération des établissements de santé clandestins constitue un véritable danger pour la santé publique. Ces structures, souvent improvisées et mal équipées, proposent des soins de qualité inférieure et utilisent fréquemment des médicaments contrefaits. Les patients qui s’y rendent s’exposent ainsi à de graves risques pour leur santé.
Une lutte sans relâche
Le gouvernement ivoirien a clairement affiché sa détermination à lutter contre ce fléau. La campagne « Zéro clinique illégale d’ici 2025 » témoigne de cette volonté politique de garantir à tous les citoyens un accès à des soins de qualité et sécurisés.
Il convient de rappeler qu’entre janvier et septembre 2024, 92 établissements de santé illégaux avaient déjà été fermés dans les communes d’Abidjan, conduisant à la saisie de deux tonnes de médicaments de qualité inférieure et à l’arrestation de cinq personnes.
