« Depuis 2021, la FIF nous doit plus de 4 millions », c’est la déclaration fracassante de Cynthia Djohore, la gardienne de l’équipe féminine de Côte d’Ivoire, lors de la CAN 2023. Des propos qui ont créé une onde de choc et qui semblent lui avoir coûté sa place en sélection.
En effet, lors du dernier rassemblement de l’équipe nationale féminine, Cynthia Djohore était absente. Les raisons de son absence restent inconnues, mais certains observateurs affirment qu’elle aurait été écartée suite à ses révélations sur les primes impayées.
La FIF a démenti les accusations de la gardienne, assurant qu’elle s’engage à rehausser le niveau du football féminin en Côte d’Ivoire. Cependant, ce n’est pas la première fois qu’une polémique éclate concernant la gestion des fonds de l’équipe féminine.
En 2022, l’équipe nationale féminine n’a pas pu participer aux Jeux olympiques pour cause de manque de financement. Une situation qui avait provoqué la colère des joueuses et des supporters.
Le président de la FIF, Idriss Diallo, avait alors affirmé avoir déboursé 10 millions de FCFA pour les joueuses, tout en soulignant qu’il n’avait jamais autant été fait pour le football féminin en Côte d’Ivoire.
L’affaire Cynthia Djohore met en lumière les difficultés que rencontrent les footballeuses ivoiriennes, malgré les progrès réalisés ces dernières années. Il est important que les autorités ivoiriennes prennent des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie et de travail des joueuses, afin qu’elles puissent s’exprimer pleinement sur le terrain et représenter dignement la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.
Reste à savoir si Cynthia Djohore sera de nouveau appelée en équipe nationale. Son cas est un symbole de la lutte des footballeuses ivoiriennes pour la reconnaissance et le respect.
