Au lendemain de l’annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), la question de l’avenir de ses agents a rapidement émergé au centre des préoccupations. Face aux interrogations de la presse, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a tenté de rassurer quant au devenir du personnel de l’institution.
S’exprimant à l’issue du Conseil des ministres, le ministre de la Communication a rappelé qu’une dissolution implique naturellement une réorganisation administrative et humaine. « La CEI est dissoute. C’est ce qui arrive chaque fois qu’un organisme ou une institution est dissoute », a-t-il déclaré.
Reconnaissant les inquiétudes des employés et de leurs familles, Amadou Coulibaly a néanmoins insisté sur les compétences des agents ayant travaillé au sein de la commission électorale. Selon lui, ces qualifications devraient faciliter leur réinsertion professionnelle.
« Les fonctionnaires électoraux qui étaient à la CEI avaient des compétences, ce qui leur a valu d’y être recrutés », a-t-il souligné, estimant qu’ils « ne devraient pas avoir de difficultés à se recaser, soit dans le public, soit dans le privé ».
Le porte-parole du gouvernement a précisé que le traitement des agents dépendra de leur statut initial. Les fonctionnaires issus de l’administration publique devraient réintégrer leurs corps d’origine, tandis que les agents venus du secteur privé pourraient retrouver des opportunités dans leurs domaines respectifs.
Une réforme électorale présentée comme prioritaire à la CEI
Au-delà du volet social, le gouvernement met en avant l’objectif principal de cette décision : la réforme du système électoral ivoirien. « Il faut noter que la Commission électorale est dissoute. C’est cela qui constitue l’information du jour », a insisté Amadou Coulibaly.
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Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de refonte du dispositif électoral, que les autorités présentent comme indispensable pour renforcer la crédibilité, la transparence et l’inclusivité des scrutins en Côte d’Ivoire.
Malgré les assurances données par l’exécutif, plusieurs zones d’ombre subsistent, notamment sur les modalités concrètes de redéploiement des agents et sur le calendrier de mise en œuvre de cette transition institutionnelle.
Dans l’attente de nouvelles décisions, les employés de l’ex-Commission électorale indépendante demeurent dans l’incertitude, alors que s’ouvre une nouvelle phase de réorganisation du paysage électoral ivoirien.

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