Vingt-cinq ans après sa création, la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de l’organisation et de la supervision des scrutins en Côte d’Ivoire, a été dissoute ce mercredi en Conseil des ministres. La décision a été annoncée par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, lors du traditionnel compte rendu gouvernemental.
« Le Conseil a adopté une ordonnance portant dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) », a-t-il déclaré, précisant que cette mesure intervient dans le cadre d’un projet porté par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.
L’opposition appelle à une refondation du système électoral de la CEI
Cette annonce a suscité de vives réactions au sein de l’opposition, notamment celle de Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI). L’ancien Premier ministre a salué la disparition de l’institution en des termes critiques, estimant que « la CEI des crises électorales et de la mort a tiré sa révérence ».
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Longtemps contestée par une partie de la classe politique et de la société civile, la CEI était accusée de manque d’indépendance et de partialité dans l’organisation des scrutins. Pour Pascal Affi N’Guessan, cette dissolution doit ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif en vue de réformer en profondeur le système électoral.
« Il faut, ici et maintenant, ouvrir le dialogue avec les organisations politiques et de la société civile pour refonder le système électoral, au nom de la paix et de la stabilité », a-t-il insisté.

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