La situation de la chanteuse malienne Rokia Traoré s’est aggravée ces derniers jours. Détenue en Italie depuis son arrestation à l’aéroport de Rome le 21 juin dernier, elle risque d’être extradée vers la Belgique pour y être jugée dans le cadre d’un conflit judiciaire avec son ex-compagnon belge concernant la garde de leur fille.
Rappelons que Rokia Traoré est poursuivie pour « non-représentation d’enfant » après avoir refusé de remettre sa fille de 13 ans à son ex-compagnon, qui en a la garde officielle selon la justice belge. Son arrestation a suscité une vague de soutien international de la part d’artistes, d’intellectuels et de personnalités publiques, qui ont appelé à sa libération et à une révision approfondie de son affaire.
Malgré les appels à une résolution pacifique du conflit, y compris de la part de l’Unicef qui a souligné l’intérêt supérieur de l’enfant, la perspective d’une extradition vers la Belgique complique encore davantage la situation pour cette figure emblématique de la musique africaine.
