La capitale népalaise Katmandou a retrouvé un calme fragile ce mercredi 10 septembre, après deux journées de violences inédites depuis vingt ans. L’armée a été déployée pour rétablir l’ordre, à la suite de manifestations massives qui ont dégénéré en émeutes, causant la mort d’au moins 19 personnes et plusieurs centaines de blessés.

Une révolte déclenchée par la censure et la corruption
Tout a commencé lundi 8 septembre, lorsque la population est descendue dans les rues pour dénoncer le blocage des réseaux sociaux et la corruption des élites politiques. La répression brutale de la police a provoqué un embrasement général dans le pays, transformant une contestation pacifique en affrontements meurtriers.
La démission du Premier ministre n’a pas suffi
Mardi, la démission du Premier ministre KP Sharma Oli, en poste depuis plusieurs années, n’a pas apaisé la colère populaire. Au contraire, les violences se sont intensifiées. Le Parlement, situé en plein cœur de Katmandou, a été incendié par des manifestants. Le domicile du chef du gouvernement, âgé de 73 ans, a également été pris pour cible et brûlé.
Des évasions massives et une capitale sous tension
Profitant du chaos, près de 13.500 détenus se sont échappés des prisons de la capitale. Malgré l’instauration d’un couvre-feu strict dès mardi matin, des groupes de jeunes en colère ont continué d’occuper les rues, attaquant des bâtiments publics et les résidences de hauts responsables politiques. Certains ont même réussi à s’emparer d’armes de la police chargée de sécuriser le complexe gouvernemental.
Lire aussi : Est-ce dangereux d’embrasser quelqu’un qui a des caries ?
Un avenir politique incertain
L’armée a depuis repris le contrôle de la capitale et la situation semble s’être stabilisée. Mais l’avenir politique du Népal reste incertain. La chute du Premier ministre, l’effondrement des institutions symbolisées par l’incendie du Parlement et la fuite massive de prisonniers ouvrent une période de grande instabilité. La population, toujours en colère, réclame désormais des réformes profondes et une nouvelle gouvernance.
