Dans une rare et poignante confession, Doliziana Debordo, figure emblématique du coupé-décalé ivoirien, a évoqué l’une des blessures les plus profondes de sa vie : la mort de son père. Pour la première fois, l’artiste a dévoilé les circonstances tragiques qui ont entouré la maladie et le décès de ce dernier.
« Mon père, Monsieur Fahé, était un homme généreux. Chaque fois qu’il se levait pour partir au village, il prenait ses habits pour en faire cadeau à ses frères », raconte Doliziana. Malheureusement, ce geste de bonté fut à l’origine de sa perte. « C’est à travers ça qu’ils l’ont empoisonné, » révèle-t-il avec une douleur palpable dans la voix. Ce poison a plongé son père dans une longue et douloureuse agonie. « Il a fait 18 ans de maladie. Je ne veux pas rentrer dans tous les détails, » ajoute-t-il, préférant préserver une partie de cette souffrance.
Doliziana se souvient avec amertume de la dernière visite de son père au village. À son retour, la vie de Monsieur Fahé bascula. « Il est tombé malade, il a fait deux ans dans le coma. Quand il s’est réveillé, il était paralysé. Il a fait 18 ans de maladie jusqu’à sa mort, » se souvient l’artiste, révélant la longue épreuve qui a marqué son enfance et son adolescence. « Je n’ai jamais vu mon père bien portant, » déclare-t-il avec tristesse, soulignant l’impact profond de cette tragédie sur sa vie.
Cette expérience traumatisante a marqué de manière indélébile la relation de Doliziana avec ses origines. « Les gens me trouvent bizarre parce que je ne m’intéresse pas à mon village, mais je m’en fous en fait, » confie-t-il, expliquant comment cette douleur a modelé ses choix et sa vision de la vie. Pour lui, ce chapitre sombre de son histoire familiale reste un fardeau lourd à porter, mais aussi une leçon amère sur la confiance et la trahison.
