« Une option qui n’arrange pas le pays »
Pour le chanteur engagé, la perspective d’un nouveau mandat présidentiel risque de fragiliser l’équilibre politique national. Il estime que l’histoire récente de l’Afrique de l’Ouest montre clairement les conséquences pour les dirigeants qui s’accrochent au pouvoir, rappelant que ces situations ont souvent conduit à de fortes tensions.
Sortir par « la grande porte » ou rester par « la petite »
Tiken Jah Fakoly évoque deux issues possibles pour les chefs d’État en fin de parcours politique : quitter le pouvoir avec honneur ou s’y maintenir au prix de crises. En citant l’exemple du Burkina Faso et de l’ancien président Blaise Compaoré, il souligne les risques liés à une prolongation contestée du pouvoir.

Un précédent dangereux pour la région
Selon l’artiste, autoriser des troisièmes, voire quatrièmes mandats, pourrait créer un précédent susceptible de se reproduire dans d’autres pays de la sous-région. Il rappelle qu’en Afrique de l’Ouest, les tentatives de prolongation de mandat rencontrent souvent une forte opposition populaire.
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Un appel au renouvellement politique
Enfin, Tiken Jah Fakoly insiste sur l’impact de ces mandats successifs sur le renouvellement de la classe politique. À ses yeux, ils freinent l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants. Il appelle l’ensemble des Ivoiriens, au-delà des appartenances partisanes — FPI, PDCI ou RDR — à s’unir lorsque l’intérêt général est en jeu.
Par Mohamed KONATE avec Europe24.fr
