Le Front Populaire Ivoirien (FPI) a publié ce samedi 6 septembre 2025 un communiqué dans lequel il exprime sa vive inquiétude face à la multiplication d’enlèvements et de perquisitions menées dans des conditions jugées illégales. Selon le parti, ces agissements portent gravement atteinte aux libertés individuelles et au respect de la vie privée.

Des cas récents qui inquiètent
Le FPI cite notamment l’enlèvement du cyberactiviste Ibrahim Zigui dans la nuit du 1er au 2 septembre 2025 à son domicile par des individus non identifiés. Son avocat, Me Dakoury Sylvain Tapi, a confirmé les faits. Bien que certaines sources évoquent sa présence au Pôle Pénitentiaire d’Abidjan, aucune confirmation officielle n’a été donnée. Sa famille a déposé une plainte auprès du procureur de la République pour « enlèvement et séquestration ».
Le parti dénonce également la perquisition du domicile de Mme Abané Yvonne, vice-présidente du FPI, à Divo. Selon le communiqué, des hommes se présentant comme membres de la Police Judiciaire ont mené cette opération sans mandat, invoquant un signalement GPS. Aucun individu suspect n’a toutefois été trouvé sur les lieux.
Une dérive sécuritaire selon le FPI
Pour le FPI, ces pratiques constituent une dérive sécuritaire inquiétante et traduisent un mépris des règles de droit. Le parti estime que l’usage de prétendues données technologiques pour justifier des interventions, sans preuves tangibles, alimente les soupçons d’instrumentalisation politique. Le climat d’insécurité ainsi installé fragiliserait la cohésion sociale et minerait la confiance des citoyens envers les institutions.
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Les exigences du parti
Dans son communiqué, le FPI réclame l’arrêt immédiat de ces méthodes qu’il juge contraires à l’État de droit. Le parti demande aussi que toute la lumière soit faite sur la disparition d’Ibrahim Zigui, afin que sa localisation et son état soient rendus publics.
Le FPI en appelle enfin à la vigilance des institutions nationales et internationales face à ces dérives, tout en réaffirmant son attachement à la justice, à la paix et à la défense des droits et libertés des citoyens ivoiriens.
