Une association d’aide au Donbass soupçonnée
L’affaire prend sa source dans une petite ville proche de Pau, où se trouve un pavillon discret qui servait de base à l’association SOS Donbass. Officiellement, cette structure franco-russe affirmait envoyer des colis humanitaires vers l’Est de l’Ukraine. Pourtant, la police estime aujourd’hui que cette activité pourrait avoir servi de couverture à des actions d’espionnage visant plusieurs entreprises françaises.
Les forces de l’ordre ont interpellé le président de l’association, Vincent Peretti, ainsi que sa fondatrice, Anna Novikova, de nationalité franco-russe. Les autorités les soupçonnent d’avoir transmis des informations sensibles à la Russie. Ces arrestations ont surpris les habitants du quartier, qui décrivent des voisins sans histoire, loin de l’image d’agents infiltrés.

Une possible action de propagande
L’enquête s’intéresse également à un autre élément troublant : la possible implication d’Anna Novikova dans l’affaire des affiches pro-russes collées sur l’Arc de Triomphe en septembre dernier. Les enquêteurs cherchent à déterminer si cette action de propagande est liée au même réseau.
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Cette affaire illustre une nouvelle fois la pression exercée par Moscou pour obtenir des informations stratégiques en Europe. Elle confirme aussi que la France reste une cible privilégiée dans le contexte de la guerre en Ukraine, où la guerre de l’information et de l’influence se joue aussi loin des champs de bataille.
