Les premiers procès des personnes interpellées lors des manifestations interdites du 11 octobre ont débuté ce jeudi 16 octobre à Abidjan et à Dabou. Ces audiences interviennent dans un contexte politique tendu, à quelques jours de l’élection présidentielle.

Des procès pour flagrant délit
Selon des sources judiciaires, plusieurs des personnes arrêtées lors du rassemblement organisé par le Front commun ont été présentées devant les tribunaux.
Me Jean-Chrysostome Blessy, Secrétaire exécutif du PDCI-RDA chargé des questions judiciaires, a confirmé que « 24 de nos membres seront jugés par le Tribunal correctionnel de Dabou, tandis que 85 autres comparaîtront devant le tribunal d’Abidjan. Il s’agit de procédures de flagrant délit ».
Les prévenus bénéficient de l’assistance des avocats de la Veille Juridique, appuyés par d’autres professionnels volontaires.
Une manifestation interdite
Le 11 octobre, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), dont les candidats n’ont pas été retenus pour la présidentielle, avaient appelé à une marche à Cocody, dans la commune résidentielle d’Abidjan.
La manifestation, interdite par les autorités, avait donné lieu à de nombreuses interpellations : selon le ministère de l’Intérieur, 237 personnes ont été arrêtées à Abidjan et 18 à Dabou, à une quarantaine de kilomètres de la capitale économique.
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Une contestation persistante
Malgré la répression, les mouvements de protestation se sont poursuivis dans plusieurs localités du pays. Les 13 et 14 octobre, des manifestations, des blocages de routes et des fermetures d’écoles ont été signalés, notamment dans des zones traditionnellement acquises à l’opposition.
Ces tensions traduisent la profonde polarisation du climat politique à l’approche du scrutin présidentiel.
