Dans une tribune signée par le docteur Osman Cherif, la figure de Tidjane Thiam est présentée comme celle d’un responsable politique ayant déjà fait preuve de courage face à l’adversité. L’auteur revient sur les événements de décembre 1999, au lendemain du coup d’État en Côte d’Ivoire. Alors en séjour aux États-Unis, l’ancien ministre aurait pu choisir l’exil, à l’instar de plusieurs membres du gouvernement.
Il décide pourtant de regagner Abidjan, où il est arrêté début janvier 2000. Placé en résidence surveillée à Cocody pendant plus de deux semaines, privé de toute liberté de mouvement et de communication, Tidjane Thiam aurait ainsi déjà vécu l’épreuve de la détention. Un épisode que l’auteur mobilise pour répondre aux critiques d’Assalé Tiémoko, qui questionne son engagement et sa présence hors du pays.
Tidjane Thiam, une stratégie assumée depuis l’étranger
Au-delà de cet épisode, la tribune défend la pertinence d’une action politique menée depuis l’extérieur. Dans un contexte jugé tendu après plusieurs années de gouvernance du RHDP, l’auteur estime que la présence de Tidjane Thiam à l’international permet de maintenir une pression diplomatique sur le pouvoir en place.
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Répondant aux critiques sur la gestion à distance d’un parti politique, le texte interroge : vaut-il mieux diriger depuis l’extérieur ou depuis une situation de contrainte comme la prison ? L’auteur souligne également que des figures majeures de la vie politique ivoirienne, comme Alassane Ouattara ou Laurent Gbagbo, ont elles aussi connu des périodes d’éloignement du territoire.
Enfin, la tribune insiste sur une logique de protection du leadership politique. Selon cette lecture, préserver la capacité d’action du dirigeant primerait sur une exposition directe aux risques, dans un contexte politique jugé incertain.

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