En Côte d’Ivoire, la situation des Assistants Chefs de Clinique (ACC) suscite une vive inquiétude au sein du corps médical. Bien qu’ayant réussi leur concours et exerçant pleinement leurs fonctions — à la fois enseignants à l’université et praticiens dans les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) — plusieurs d’entre eux, issus des promotions 2022, 2023, 2024 et même 2025, ne bénéficient toujours pas d’une reconnaissance administrative officielle.
À ce jour, aucun décret n’a été signé pour entériner leur statut. Cette absence de formalisation entraîne des conséquences lourdes : pas de nomination, aucun salaire, ni primes, malgré des années de service effectif. Certains ACC exercent ainsi depuis près de quatre ans sans percevoir de rémunération, dans un contexte de plus en plus précaire.
Une grève annoncée face à une situation jugée intenable
Face à ce blocage persistant, les médecins concernés envisagent de recourir à la grève si aucune avancée concrète n’est enregistrée. Ils dénoncent une situation qu’ils jugent injuste et préoccupante, d’autant plus que certains confrères sont décédés sans avoir pu bénéficier de leurs droits.
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Les revendications restent claires : la signature des décrets de nomination, la régularisation de leur situation administrative et le respect des engagements de l’État. Pour ces professionnels de santé, il s’agit avant tout d’obtenir la reconnaissance légitime de leur travail.
Dans un contexte où le système de santé repose en grande partie sur ces praticiens, cette crise met en lumière les risques encourus par la population si aucune solution rapide n’est trouvée.

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