Une vive polémique a secoué les réseaux sociaux ivoiriens au cours des dernières 24 heures, à la suite de la diffusion d’une information annonçant l’arrestation du Directeur général du Centre national de recherche agronomique (CNRA). Selon une publication largement relayée, le professeur Abdourahamane Sangaré aurait été interpellé à son domicile le 9 avril 2026, en raison de prises de position critiques sur la gestion des fonds publics dédiés à la recherche.
Le message, notamment partagé par une page Facebook proche de l’opposition, évoquait un différend entre le chercheur et les autorités ivoiriennes. Il lui était reproché d’avoir dénoncé le coût élevé des recherches menées en Europe, en particulier en France, et d’avoir proposé un recentrage vers des partenariats africains, notamment avec le Burkina Faso. La publication avançait également qu’il plaidait pour l’acquisition d’un microscope électronique à balayage afin de renforcer les capacités locales et réduire les dépenses extérieures. Ces positions auraient été interprétées comme une forme de dissidence, conduisant à son arrestation, suscitant une vague de réactions et de soutiens en ligne.
Le CNRA dément formellement et évoque une désinformation
Face à l’ampleur de la rumeur, le service de communication du CNRA a rapidement opposé un démenti officiel, qualifiant ces allégations d’« information fallacieuse » et « dénuée de tout fondement ». Dans son communiqué, l’institution affirme que le professeur Abdourahamane Sangaré « n’a jamais fait l’objet d’une quelconque arrestation » et qu’il « est libre de ses mouvements ».
Le CNRA précise en outre que son Directeur général était bien présent à son bureau le vendredi 10 avril 2026, où il a présidé des réunions de travail ordinaires. L’organisation rejette également les accusations relatives à un différend sur l’acquisition d’équipements scientifiques ou à un choix de partenaires, les qualifiant de « purement imaginaires » et visant à « créer un climat de tension inutile ».
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L’institution a par ailleurs tenu à rassurer ses partenaires sur la stabilité de sa gouvernance et la continuité de ses activités, tout en réaffirmant son engagement en faveur du développement agricole et de la souveraineté alimentaire en Côte d’Ivoire. Elle n’exclut pas des poursuites judiciaires contre les auteurs ou relais de ces informations, estimant qu’elles portent atteinte à son image et à celle de son dirigeant.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la rapidité de propagation des informations non vérifiées sur les réseaux sociaux, particulièrement lorsqu’elles concernent des personnalités publiques et des sujets sensibles. À ce stade, en l’absence d’éléments probants confirmant l’arrestation évoquée, la version officielle du CNRA reste la seule information établie.

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