Le gouvernement ivoirien a adopté, lors du Conseil des ministres du mercredi 29 avril 2026, une réduction significative des redevances aéronautiques. Cette décision s’inscrit dans le cadre des directives de la Cédéao et intervient dans un contexte international marqué par de fortes tensions sur le marché de l’énergie, avec pour objectif affiché de rendre les billets d’avion plus accessibles et de soutenir le secteur aérien national.
Redevances aéronautiques : une réforme pour renforcer la compétitivité du transport aérien
Le décret adopté modifie les articles 2 et 5 du décret n°2018-31 du 17 janvier 2018 relatif à la redevance de sécurité et à ses modalités de perception et de répartition. Il introduit une harmonisation des taux applicables aux différentes zones de vol, notamment les liaisons domestiques, les vols régionaux hors espace Cédéao et les trajets internationaux.
Les autorités ivoiriennes poursuivent ainsi un double objectif : améliorer la compétitivité de la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire et renforcer l’attractivité des aéroports du pays. La mesure la plus notable concerne les vols à l’intérieur de la zone Cédéao, avec une réduction de 25 % des redevances passagers et des frais de sûreté.
Un contexte énergétique mondial sous pression
Cette réforme intervient dans un environnement international tendu, marqué notamment par la fermeture stratégique du détroit d’Ormuz à la suite de l’escalade des tensions entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Cette situation a perturbé les flux pétroliers mondiaux, entraînant une hausse du prix du baril et, par conséquent, du kérosène utilisé dans l’aviation.
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Face à cette inflation des coûts opérationnels, la baisse des taxes aéroportuaires constitue un levier d’atténuation pour les compagnies aériennes et les passagers. Elle vise à amortir l’impact de la crise énergétique tout en soutenant la mobilité régionale.
Enfin, cette décision s’inscrit dans la mise en œuvre de l’acte communautaire de la Cédéao adopté en décembre 2024, qui prévoit une harmonisation des taxes aériennes dans l’espace régional, avec une période de transition d’un an accordée aux États membres pour adapter leurs dispositifs fiscaux.
