Sur fond de tensions persistantes dans la filière cacao, Siaka Diakité est désormais écarté de la gestion des stocks invendus. Selon des informations relayées par Africa Intelligence, cette responsabilité est dorénavant confiée au Conseil du Café-Cacao, marquant un net recul de l’influence du président de l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA).
À l’origine de cette mise à l’écart, des accusations de manque de transparence dans la gestion d’un stock estimé à 50 000 tonnes de cacao issues de la campagne 2025-2026. Alors que l’État avait fixé un prix garanti de 2 800 F CFA le kilogramme, la répartition des fèves a suscité de vives contestations. Plusieurs coopératives dénoncent avoir été exclues du processus, alimentant un climat de défiance généralisée.
L’État intervient pour contenir la fronde paysanne dans la crise du cacao
Sur le terrain, la colère des producteurs ne cesse de croître. Des témoignages font état de circuits opaques, où certaines coopératives non répertoriées auraient réussi à écouler leurs cargaisons, au détriment des structures officiellement reconnues.
Face à la montée des tensions, le gouvernement est intervenu. Le Vice-Premier ministre Téné Birahima Ouattara a repris le dossier en main, mandatant le ministre de l’Agriculture Bruno Nabagné Koné pour apaiser la situation. Désormais, c’est Yves Brahima Koné qui pilote les opérations, avec pour objectif d’écouler les 23 000 tonnes encore en souffrance.
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Ce revers marque un tournant pour Siaka Diakité, qui incarnait encore récemment l’espoir d’une gouvernance unifiée de la filière. Élu en août 2025 à Yamoussoukro à la tête du Conseil d’administration de l’OIA, il portait l’ambition de fédérer l’ensemble des acteurs du secteur. Moins d’un an plus tard, cette dynamique semble fragilisée par la crise des stocks et les tensions qu’elle a révélées.
