Le 24 mars 2026, l’État ivoirien a une nouvelle fois eu recours au marché financier régional pour lever des ressources, dépassant le montant initialement annoncé. Alors que 80 milliards de FCFA avaient été mis en adjudication, les souscriptions ont finalement permis de mobiliser 87,999 milliards de FCFA, selon les données officielles. Les autorités y voient un signal de confiance des investisseurs, tandis qu’une partie de l’opinion publique continue de s’interroger sur l’affectation précise de ces fonds.
Ces émissions de titres publics, sous forme de bons du Trésor et d’obligations, s’inscrivent dans la stratégie de financement de l’État. Elles complètent les recettes fiscales et permettent de mobiliser l’épargne des particuliers comme des institutions afin de financer les dépenses inscrites au budget national, notamment les investissements considérés comme prioritaires. Selon les autorités, ces ressources sont exclusivement destinées au fonctionnement de l’État et à ses projets de développement.
Investissements publics de l’Etat et indicateurs de gestion de la dette en appui de la politique économique
Face aux interrogations sur l’utilisation de l’endettement, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, rappelle que les emprunts publics servent principalement à financer des programmes d’investissements d’envergure. En mars 2024, il évoquait devant l’Assemblée nationale des engagements d’investissements estimés à environ 19 000 milliards de FCFA dans plusieurs secteurs stratégiques, présentés comme des leviers de modernisation des infrastructures et des services publics.
Dans le domaine social, les autorités mettent en avant des progrès en matière d’éducation, avec la construction de nombreuses salles de classe et un renforcement du réseau d’établissements secondaires, dont le nombre aurait presque doublé entre 2011 et 2022. Dans la santé, les investissements publics sont associés à un meilleur maillage territorial, une large part de la population vivant désormais à proximité d’un centre de soins. Des améliorations sont également revendiquées dans l’accès à l’eau potable et à l’électricité, avec une progression des taux de couverture au cours de la dernière décennie.
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Sur le plan financier, la Côte d’Ivoire bénéficie d’évaluations relativement favorables de la part des agences de notation. En décembre 2025, Fitch Ratings a relevé la note souveraine du pays de BB- à BB, évoquant un profil de crédit renforcé. Les projections officielles tablent par ailleurs sur une baisse progressive du ratio de la dette publique, estimé à 58,2 % du PIB en 2025 contre 59,5 % en 2024, avec une trajectoire annoncée autour de 56,1 % à l’horizon 2027.

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