Face aux nombreuses interrogations et aux tensions parfois observées lors des contrôles routiers, la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) a diffusé, ce vendredi 24 avril 2026, une mise au point essentielle. L’objectif est double : mettre fin aux interprétations erronées des agents de contrôle et rappeler aux usagers leurs obligations légales.
Code-barres illisible : la fin des sanctions automatiques
L’un des points majeurs de ce communiqué concerne les anciennes plaques à fond bleu. Le DGTTC est formel : l’absence, l’usure ou l’illisibilité du code-barres sur ces plaques ne constitue pas, en soi, une infraction. Aucun usager ne doit donc être verbalisé sur ce seul motif.
Toutefois, pour pallier l’absence de ce marqueur de sécurité, les forces de l’ordre sont invitées à une plus grande rigueur technique. En cas de doute sur l’authenticité d’un véhicule, le contrôle doit désormais se déplacer vers des éléments structurels :
- La conformité de la carte grise ;
- La vérification du numéro de châssis (VIN) ;
- Le contrôle du tatouage sur les vitres.
Cette directive vise à protéger les conducteurs de bonne foi contre les abus, tout en professionnalisant les méthodes de lutte contre la fraude documentaire.
Obligation de lisibilité et transition vers les plaques blanches, selon DGTTC
Si le code-barres bénéficie d’une tolérance, la plaque en elle-même ne souffre aucune exception. Le communiqué rappelle que tout véhicule en circulation doit arborer des caractères alphanumériques parfaitement nets et lisibles. Une plaque écaillée, effacée ou masquée expose directement le propriétaire à une amende pour « défaut de plaque d’immatriculation ».
Lire aussi : Mali : des tirs et des détonations signalés dans plusieurs villes
Au-delà de la simple maintenance, les autorités encouragent vivement les automobilistes à anticiper l’avenir. Le passage au nouveau format à fond blanc est fortement préconisé. Plus moderne et mieux sécurisé, ce système devient la norme pour garantir une traçabilité optimale sur l’ensemble du territoire ivoirien.
« L’entretien de la plaque n’est pas une option, c’est une responsabilité liée à la détention du véhicule », souligne la Direction Générale, rappelant que l’identification rapide des véhicules est un pilier de la sécurité nationale.
