Le président ivoirien Alassane Ouattara a procédé, ce jeudi 7 mai 2026, à la nomination d’Ibrahima Coulibaly-Kuibiert au poste de président du Conseil d’État, à travers un décret présidentiel rendu public depuis le palais présidentiel.
L’annonce a été faite par la secrétaire générale de la présidence, Masséré Touré, au lendemain de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), jusque-là dirigée par le magistrat hors hiérarchie.
Ibrahima Coulibaly-Kuibiert succède ainsi à Patrice Yao Kouakou, dont le mandat était arrivé à expiration.
Ibrahima Coulibaly-Kuibiert : une nomination au cœur d’un contexte politique sensible
Cette désignation intervient dans un climat politique marqué par la dissolution de la CEI, institution centrale du dispositif électoral ivoirien. Le repositionnement rapide de l’ancien président de la commission électorale à la tête d’une autre haute juridiction de l’État devrait alimenter les commentaires au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
À la tête de la CEI depuis 2019, Ibrahima Coulibaly-Kuibiert s’était illustré par plusieurs réformes électorales, dans un contexte souvent marqué par des débats sur l’indépendance et la crédibilité de l’organe électoral.
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Désormais président du Conseil d’État, il prend les rênes de la plus haute juridiction de l’ordre administratif ivoirien, chargée notamment du contrôle des actes de l’administration publique et du contentieux administratif.
Cette nomination est perçue par certains observateurs comme la volonté du pouvoir exécutif de maintenir ce haut magistrat au sein des principales institutions de la République, à l’approche des prochaines échéances nationales.

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