Dans une publication diffusée le mercredi 8 juillet 2026 sur les réseaux sociaux, Nazaire Kadia a exprimé son inquiétude face aux tensions qui opposent ces derniers jours plusieurs formations de l’opposition ivoirienne. Il pointe notamment les échanges virulents entre militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), du Front populaire ivoirien (FPI), du Groupement des partis et associations issus de la CNC pour la refondation de la Côte d’Ivoire (GPS) et du Mouvement générations capables (MGC).
Selon lui, ces affrontements verbaux surviennent à un moment crucial, alors que le pouvoir s’apprêterait à mettre en place de nouveaux organes électoraux. Une situation qui, estime-t-il, compromet les appels à l’unité de l’opposition formulés par une partie de l’opinion publique.
La réforme de la CEI érigée en priorité, affirme Nazaire Kadia
Pour Nazaire Kadia, les partis de l’opposition gagneraient à reléguer leurs divergences au second plan afin de concentrer leurs efforts sur ce qu’il considère comme le principal enjeu politique du moment : obtenir l’ouverture de discussions avec le pouvoir en vue de la mise en place d’organes appelés à remplacer la Commission électorale indépendante (CEI).
S’il admet que les différents acteurs politiques ont pu commettre des erreurs par le passé, il estime que ces questions pourront être examinées ultérieurement. À ses yeux, l’urgence est ailleurs et réside, selon ses propos, dans le départ du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) du pouvoir.
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L’auteur s’interroge par ailleurs sur la pertinence des polémiques entre militants de différentes formations politiques, qu’il juge sans rapport avec les défis électoraux à venir. Il met enfin en garde contre le risque de voir l’opposition disperser ses forces dans des querelles qu’il qualifie de secondaires, alors que se prépare, selon lui, l’organisation des prochaines échéances électorales en Côte d’Ivoire.
