Chantage numérique : « Ce qui est mis en ligne ne disparaît jamais totalement. » À l’ère des smartphones et des réseaux sociaux, des contenus privés peuvent être capturés et diffusés sans consentement, exposant durablement les victimes à de graves conséquences. C’est dans ce contexte que s’inscrit le cas de S.G.T.
Après une relation amoureuse jugée intense, S.G.T et sa partenaire finissent par se séparer à la suite de désaccords. Une rupture mal acceptée par la jeune femme, qui va rapidement basculer dans une spirale de vengeance. Elle aurait alors exercé des pressions, en faisant du chantage sur son ancien compagnon en le menaçant de publier des images à caractère intime, notamment auprès de son épouse et sur Internet.
Pour empêcher la diffusion de ces contenus, elle aurait exigé des contreparties financières et matérielles particulièrement lourdes : un versement mensuel de 500 000 FCFA, l’achat d’un téléphone portable, d’une maison et d’un véhicule, ainsi que la prise en charge de l’importation de mèches depuis la Chine et le financement de l’ouverture d’une boutique.
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Chantage numérique : enquête de la PLCC et interpellation de la suspecte
Face à ces menaces, S.G.T saisit la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), redoutant des répercussions sur sa vie familiale et sa réputation. Une enquête est alors ouverte par les autorités compétentes.
Les investigations permettent l’interpellation de la présumée auteure des faits, identifiée sous les initiales Y.A.M. Entendue par les enquêteurs, elle reconnaît être à l’origine des menaces, tout en affirmant ne pas avoir diffusé publiquement les images sur Internet. Elle admet toutefois les avoir transmises à des tiers, notamment à sa secrétaire et à l’épouse de la victime.
À l’issue de la procédure, Y.A.M a été déférée devant le parquet pour menace de publication d’images à caractère sexuel en ligne, en application de la loi n°2013-541 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.
