L’administration fiscale ivoirienne est au cœur d’une polémique autour d’un présumé détournement de 39 milliards de FCFA lié à des dégrèvements fiscaux frauduleux. Mis en cause par certaines publications, le directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, soutient avoir lui-même lancé les procédures de contrôle ayant conduit à l’ouverture du dossier judiciaire.
Selon des éléments communiqués aux médias, la chronologie des événements remet en question les accusations visant directement le responsable de la DGI. Les investigations auraient été engagées à son initiative après la découverte d’anomalies dans le traitement de certains dossiers fiscaux.
Une alerte interne à l’origine des investigations sur les dégrèvements fiscaux
L’affaire aurait commencé en février 2026, lors du séminaire bilan-objectifs de la Direction générale des Impôts organisé à Yamoussoukro. À cette occasion, l’Inspection générale adjointe des services fiscaux aurait présenté des constats faisant état de dysfonctionnements dans la gestion des dégrèvements et des exonérations.
Face aux irrégularités relevées, Ouattara Sié Abou aurait demandé l’ouverture d’une enquête interne. La mission a été confiée à l’Inspection générale des services fiscaux afin d’identifier les mécanismes utilisés, d’évaluer l’impact financier et de déterminer les responsabilités éventuelles.
Après plusieurs semaines de travail, les contrôleurs auraient recueilli différents éléments de preuve. Ces investigations ont abouti à l’identification de plusieurs agents de l’administration fiscale soupçonnés d’avoir participé aux opérations frauduleuses.
La justice saisie après le rapport des services d’inspection
Les résultats des premières vérifications ont conduit à l’interpellation d’une dizaine d’agents. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la mise en place ou la validation des opérations contestées.
Contrairement à certaines versions diffusées publiquement, la saisine du Pôle pénal économique et financier n’aurait pas été initiée par le Syndicat des agents des Impôts (SAGI). D’après les informations communiquées, cette démarche aurait été engagée par la direction générale des Impôts après réception du rapport d’enquête.
L’intervention syndicale serait donc arrivée après le lancement de la procédure judiciaire. Certains observateurs estiment qu’elle s’est inscrite dans une démarche parallèle à une action déjà engagée par l’administration fiscale.
Ouattara Sié Abou annonce des mesures pour renforcer les contrôles
Au-delà de l’aspect judiciaire, la Direction générale des Impôts aurait engagé des actions internes pour éviter la répétition de telles pratiques. Des dispositifs de contrôle supplémentaires doivent permettre de mieux encadrer les demandes d’exonération et les procédures de dégrèvement.
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L’objectif affiché est de sécuriser les recettes publiques et d’améliorer la transparence dans la gestion fiscale. Les autorités judiciaires poursuivent désormais leurs investigations afin de déterminer le niveau de responsabilité de chaque acteur impliqué dans cette affaire.
L’enjeu principal reste de faire toute la lumière sur l’utilisation présumée frauduleuse de 39 milliards de FCFA. Le dossier devra établir les responsabilités individuelles tout en permettant à la DGI de renforcer ses mécanismes de prévention contre les irrégularités futures.
