L’Abidjan Legacy Program (ALP) et l’ONG Agir pour l’Environnement dans les Industries Extractives (AEIE) ont officiellement lancé, le jeudi 21 mai 2026 à Bouaflé, dans la région de la Marahoué, une initiative conjointe de lutte contre l’orpaillage clandestin et de réhabilitation des terres dégradées. Cette cérémonie a également marqué le démarrage de l’étude de cartographie des zones affectées par l’exploitation illégale de l’or dans la région.
Organisé sous forme d’atelier, l’événement a réuni autorités administratives, acteurs locaux, organisations de la société civile ainsi que plusieurs partenaires techniques. Représentant la coordonnatrice de l’ALP, Elvis Kouacou Yao, spécialiste en Eaux et Forêts, Climat et Environnement, a rappelé l’ampleur du phénomène en Côte d’Ivoire, où plus de 1 600 sites d’orpaillage clandestin ont déjà été identifiés.
Face à cette situation préoccupante, l’ALP ambitionne de réhabiliter 4 500 hectares de terres dégradées d’ici 2030. Le programme prévoit notamment la cartographie des zones impactées, des actions de reboisement, le développement de l’agroforesterie et la reconversion économique des communautés riveraines.
Soutenue financièrement par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’initiative bénéficie également de l’expertise technique de l’ONG AEIE. Son président, Raymond Bohoussou Kouakou, a salué l’engagement du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, dans la mise en œuvre du volet cartographique.
Orpaillage clandestin : des données géospatiales pour orienter les actions de réhabilitation
L’étude de cartographie engagée dans la région de la Marahoué vise à produire des données géospatiales précises sur la localisation des sites d’exploitation illégale, l’évaluation de leurs impacts environnementaux ainsi que les priorités d’intervention en matière de réhabilitation.
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Selon Raymond Bohoussou Kouakou, cette démarche devra s’appuyer sur une approche scientifique rigoureuse et sur la participation active des communautés locales afin de garantir l’efficacité des résultats.
Les impacts de l’orpaillage clandestin documentés par l’ONG AEIE concernent notamment la dégradation des sols, la pollution des cours d’eau, la disparition progressive du couvert forestier et les tensions sociales entre populations locales. À travers cette initiative, les promoteurs entendent mettre à la disposition des autorités publiques des données fiables susceptibles d’orienter les décisions et de renforcer les futures actions de terrain.
