Le Pôle pénal, économique et financier (PPEF) a examiné, ce jeudi 28 mai 2026, un dossier de fraude douanière impliquant un opérateur du secteur du transit maritime et aérien. Le prévenu, Abel Reda Ibrahim, responsable d’une société ivoirienne de transit, est poursuivi pour abus de confiance portant sur plus de 854 millions FCFA et escroquerie en matière douanière.
Depuis le 1er février 2023, un mandat d’arrêt a été émis contre lui, mais l’opérateur économique demeure introuvable et n’a assisté à aucune des audiences liées à cette affaire. Le dossier, initialement suivi devant la chambre présidentielle, avait déjà conduit la présidente du tribunal à solliciter, dès le mois d’avril, l’implication du parquet et des services compétents afin de retrouver le mis en cause.
Le 1er avril 2026, l’affaire a finalement été renvoyée devant la deuxième chambre pour attribution. Malgré ces démarches, le prévenu est resté absent lors de la reprise du dossier à l’audience du 28 mai 2026.
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Fraude douanière : des réquisitions sévères du parquet pour non-versement de droits de douane
À l’audience, le ministère public a rappelé la nature des faits reprochés, liés au non-versement de droits de douane collectés dans le cadre des activités de transit. Selon le Procureur de la République, les montants auraient bien été perçus par le transitaire, mais non reversés aux services des Douanes, établissant ainsi, selon lui, le délit d’abus de confiance.
Face à ces éléments et à l’absence persistante du prévenu, le parquet a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, la délivrance d’un mandat d’arrêt ainsi qu’une amende de 854 934 419 FCFA. Le tribunal a fixé le délibéré au 25 juin 2026, date à laquelle la décision sera rendue dans cette affaire de fraude présumée à forte incidence financière.
