Aucun ressortissant ivoirien vivant en Afrique du Sud n’a, à ce stade, été victime des nouvelles violences xénophobes qui secouent plusieurs zones du pays. C’est l’assurance donnée par le porte-parole du gouvernement ivoirien, qui appelle à distinguer tensions sociales et responsabilité des autorités sud-africaines.
Interrogé par Linfodrome le mercredi 2 juin 2026 lors du compte rendu du Conseil des ministres, le ministre Amadou Coulibaly s’est voulu catégorique : « Ce dont je puis vous assurer, c’est que s’il y avait des Ivoiriens parmi les victimes, vous en auriez été informés ». Il a également insisté sur la transparence de l’exécutif : « Nous sommes un gouvernement transparent ». Selon lui, aucun signalement officiel ne fait état de victimes ivoiriennes à ce stade.
Afrique du Sud : Abidjan appelle à la prudence
Dans un contexte marqué par le souvenir des crises de 2008 et 2015 en Afrique du Sud, Abidjan adopte un ton mesuré. Les autorités ivoiriennes refusent d’imputer ces violences à la politique du gouvernement sud-africain, rappelant les liens historiques entre les deux pays et qualifiant leurs relations d’« excellentes ».
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Le porte-parole du gouvernement insiste sur la nécessité de différencier les débordements de groupes hostiles aux étrangers de la position officielle de Pretoria. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a d’ailleurs réaffirmé une politique de « tolérance zéro » face à la xénophobie, dénonçant des actes commis par des « opportunistes exploitant de fausses revendications communautaires ».
Sur le terrain, la situation reste toutefois préoccupante. Les tensions sont alimentées par le chômage et le ralentissement économique, faisant des migrants des cibles de violences et d’intimidations. Plusieurs pays africains ont déjà entamé des opérations de rapatriement volontaire de leurs ressortissants, tandis que la communauté internationale, dont l’ONU, appelle à la fin des agressions et à une meilleure protection des étrangers.
À Abidjan, le ministère des Affaires étrangères affirme suivre de près l’évolution de la situation afin d’assurer la sécurité de la diaspora ivoirienne.
