Plus d’une semaine après l’opération de déguerpissement survenue le 3 juin 2026 au quartier Houphouët-Boigny Grand Campement, la mairie de Koumassi poursuit son dispositif d’assistance en faveur des familles touchées. L’équipe municipale a notamment décidé de prendre en charge les cautions de location des ménages sinistrés afin de faciliter leur relogement et atténuer les effets immédiats de la crise.
Selon les informations recueillies, 164 familles réparties sur huit sites d’accueil bénéficient actuellement d’un accompagnement social structuré. Une réponse qui témoigne de l’ampleur des conséquences humaines de cette opération de déguerpissement, dont les impacts sociaux continuent de se faire ressentir dans la commune.
Une cellule sociale d’urgence pour accompagner le relogement des déplacés à Koumassi
Face à la situation, la mairie a mis en place une cellule sociale d’urgence chargée d’assurer un suivi continu des familles déplacées jusqu’à leur relogement effectif. Sur le terrain, les équipes municipales ont identifié le logement comme l’un des besoins les plus urgents, la majorité des sinistrés étant auparavant locataires de leurs habitations.
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Privées de ressources suffisantes pour s’acquitter des cautions exigées par les propriétaires, de nombreuses familles se retrouvent dans une impasse financière. Pour y remédier, le service social municipal a décidé de couvrir directement ces frais, une mesure jugée immédiate et concrète pour favoriser le retour à une stabilité résidentielle.
Le 3 juin 2026, des bulldozers et engins de chantier, encadrés par les forces de défense et de sécurité, ont procédé à la démolition du quartier Houphouët-Boigny, communément appelé « Campement », à Koumassi. Dans un communiqué, la mairie a précisé que cette opération ne relevait pas de son initiative, mais de l’exécution d’une décision de justice privée au profit de l’opérateur économique Alloui Brou Jacques.
