En déplacement en France pour participer au salon Eurosatory consacré aux industries de défense, le vice-Premier ministre ivoirien, en charge de la Défense, Téné Birahima Ouattara a affirmé qu’Abidjan est disposée à renouer sa coopération sécuritaire avec le Mali et le Burkina Faso. Une prise de position qui intervient dans un contexte de fortes tensions régionales.
« Je reste convaincu d’une chose : le terrorisme, tel qu’il se présente actuellement, ne peut être vaincu par un État seul. Il faut une collaboration, une mutualisation des forces », a déclaré Téné Birahima Ouattara le mardi 17 juin, en marge de l’événement organisé en France. Évoquant notamment le Burkina Faso, il a rappelé l’existence passée d’opérations conjointes avant une interruption « brutale » en juin 2024. Depuis, aucune coopération n’a été rétablie, a-t-il regretté, tout en se disant « sincèrement prêt » à relancer ces partenariats si les pays voisins en expriment la volonté.
La lutte antiterroriste et les relations avec la France au cœur des équilibres régionaux, Téné Birahima Ouattara
Alors que les attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) se poursuivent au Mali et au Burkina Faso, parfois à proximité de la frontière ivoirienne, la Côte d’Ivoire affirme avoir réussi à contenir la menace sur son territoire depuis 2021. Les autorités mettent en avant une stratégie combinant présence militaire et développement socio-économique dans le nord du pays, où 3 000 soldats sont déployés.
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Téné Birahima Ouattara a également insisté sur la solidité du partenariat avec la France, qualifiée de « partenaire privilégié » dans les domaines du renseignement, de la formation et des équipements militaires. Une coopération qui contraste avec les tensions persistantes entre Abidjan et les régimes militaires du Sahel, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont les relations avec la Côte d’Ivoire se sont dégradées depuis les changements de pouvoir intervenus à Bamako et Ouagadougou.
