La Nouvelle Alliance de Côte d’Ivoire pour la Patrie (NACIP) a fait part de ses réserves sur la démarche adoptée par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, lors de la rencontre du 22 juin consacrée à la réforme du système électoral. Dans une déclaration publiée le 27 juin, le parti dirigé par Jichi Mohamed, dit Sam l’Africain, estime que cette initiative s’est apparentée à une séance d’information plutôt qu’à un cadre de dialogue avec les formations politiques.
Selon la NACIP, la réunion, qui portait sur la présentation de la nouvelle architecture électorale appelée à remplacer la Commission électorale indépendante (CEI), n’a donné lieu à aucun véritable échange. Le parti affirme que les responsables politiques présents n’ont pas été autorisés à intervenir pour formuler des observations ou des propositions avant le départ du chef du gouvernement, mettant ainsi un terme à la rencontre.
Pour la formation politique, toute réforme du système électoral ne peut être crédible et pérenne que si elle repose sur une concertation inclusive impliquant l’ensemble des acteurs politiques ainsi que les composantes de la société civile. Elle considère que les enjeux électoraux exigent une démarche fondée sur le consensus, l’écoute mutuelle et la recherche d’un compromis national.
La NACIP réclame une participation élargie aux discussions
La NACIP soutient qu’un futur organe électoral consensuel ne saurait résulter d’une simple présentation d’un dispositif conçu par le gouvernement, mais devrait être l’aboutissement d’un processus transparent et ouvert à toutes les sensibilités politiques.
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Le parti déplore par ailleurs de ne pas avoir été convié à cette rencontre, alors qu’il se présente comme une formation légalement constituée. Il s’interroge sur les critères ayant guidé la sélection des partis invités, rappelant que son existence légale est antérieure à celle de certaines formations ayant pris part aux échanges.
Affirmant disposer de propositions destinées à renforcer l’indépendance, la transparence et la crédibilité du futur système électoral, la NACIP se dit prête à participer à toute initiative visant l’organisation d’élections libres, transparentes, inclusives et apaisées.
Elle appelle enfin le gouvernement à associer l’ensemble des partis légalement reconnus aux prochaines concertations sur la réforme électorale, estimant que le dialogue politique inclusif demeure un facteur essentiel de paix, de stabilité et de consolidation démocratique en Côte d’Ivoire.
