Le secrétaire général adjoint du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Konaté Navigué, s’est exprimé sur l’actualité politique et sociale, mardi 14 juillet 2026, à l’occasion de la « Tribune du PPA-CI sur le pacte social ». Au cœur de son intervention, la question du pouvoir d’achat, qu’il juge en constante dégradation.
Selon le responsable politique, les performances économiques régulièrement mises en avant par les autorités ne se traduisent pas par une amélioration des conditions de vie des populations. « Une croissance économique n’a de véritable valeur que lorsqu’elle améliore concrètement le quotidien des populations », a-t-il déclaré.
Pour Konaté Navigué, les indicateurs macroéconomiques perdent tout leur sens lorsque les ménages peinent à satisfaire leurs besoins essentiels. « Si les familles n’arrivent plus à se nourrir, à se loger, à se déplacer, à se soigner ou à scolariser leurs enfants, alors cette croissance perd une grande partie de son sens. Le véritable développement se mesure d’abord à la qualité de vie des citoyens », a-t-il soutenu.
Le secrétaire général adjoint du PPA-CI estime que l’érosion du pouvoir d’achat, causée par une hausse des prix plus rapide que celle des revenus, fragilise la cohésion sociale et alimente durablement la pauvreté.
Il a également dénoncé les obstacles financiers auxquels sont confrontés les jeunes entrepreneurs. À titre d’exemple, il a évoqué les montants élevés du « pas-de-porte » exigés pour la location de locaux commerciaux. « Trouvez-vous normal qu’on réclame un pas-de-porte de 10 millions de francs CFA à quelqu’un qui veut entreprendre et qui cherche un magasin au Plateau ? Ça tue l’entrepreneuriat », a-t-il déploré.
Konaté Navigué a aussi pointé la hausse des coûts du transport et, plus largement, le renchérissement du coût de la vie dans plusieurs secteurs, estimant que « la vie est intenable » pour de nombreux Ivoiriens.
Le PPA-CI propose un pacte social articulé autour de cinq engagements
Au-delà de ses critiques, Konaté Navigué a insisté sur le caractère transversal de la question du pouvoir d’achat, qu’il considère comme un enjeu national dépassant les clivages politiques.
« Cette question n’a pas de couleur politique. Elle concerne le PPA-CI, le PDCI-RDA, le RHDP, mais surtout l’ensemble de la société ivoirienne. Il faut s’asseoir autour de ces questions fondamentales. Si un pouvoir public ne peut pas organiser un dialogue autour de ces questions, je ne sais pas pourquoi il est là », a-t-il affirmé.
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Le dirigeant du PPA-CI a ensuite présenté les grandes lignes du pacte social défendu par son parti, articulé autour de cinq engagements :
- Comprendre : mesurer sans complaisance le coût réel de la vie ;
- Protéger : défendre les consommateurs face à la cherté de la vie ;
- Rassembler : réunir l’État, le secteur privé et les citoyens autour d’un dialogue social ;
- Proposer : élaborer des réformes concrètes, chiffrées et applicables ;
- Agir : passer de la dénonciation aux solutions et obtenir des résultats concrets.
À travers cette plateforme, le PPA-CI entend placer la question du pouvoir d’achat au centre du débat public et appelle à l’ouverture d’un dialogue national sur les conditions de vie des populations.
