Au Burkina Faso, les autorités de transition ont ordonné le départ de deux membres de la représentation de l’Union européenne (UE) à Ouagadougou. Les deux fonctionnaires européens ont été déclarés persona non grata et disposent d’un délai de soixante-douze heures pour quitter le territoire national.
Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), les personnes visées par cette mesure sont le chef de délégation adjoint de l’UE au Burkina Faso, également chargé de la section politique, presse et communication, ainsi qu’une chargée de programme de l’institution européenne.
Aucune explication officielle détaillée n’a, pour l’heure, été communiquée par les autorités burkinabè pour justifier cette décision d’expulsion administrative. Cette mesure intervient toutefois dans un contexte marqué par une dégradation progressive des relations diplomatiques entre Ouagadougou et Bruxelles.
Burkina Faso – France : des relations déjà fragilisées par des désaccords politiques avec Bruxelles
Cette nouvelle crise diplomatique intervient après plusieurs épisodes de tensions entre les autorités de transition burkinabè et les institutions européennes. Le 22 juin dernier, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean-Marie Traoré, avait convoqué Daniel Aristi Gaztelumendi, chef de la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso.
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Cette convocation faisait suite à la contestation par Ouagadougou d’une résolution adoptée par le Parlement européen. Les autorités burkinabè avaient alors dénoncé ce texte, estimant qu’il constituait une ingérence dans les affaires intérieures du pays.
L’expulsion des deux représentants européens marque ainsi une nouvelle étape dans les tensions entre le gouvernement de transition burkinabè et l’Union européenne, sur fond de désaccords persistants autour des questions politiques et diplomatiques.
