L’enquête sur le dramatique accident de la circulation survenu près de Touba franchit une nouvelle étape. Le parquet a annoncé l’incarcération de deux responsables de la compagnie Diarra Transport, mis en cause après les premiers résultats des investigations.
La justice pointe de graves irrégularités après le drame
Le 13 juillet 2026, un car de la compagnie Diarra Transport reliant Odienné a quitté la chaussée sur l’axe Touba-Biankouma, à proximité de Zouzousso 3. Selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Touba, le véhicule a terminé sa course dans le fleuve Bafing, alors en période de crue, après une crevaison du pneu avant droit ayant provoqué la perte de contrôle du chauffeur.
Le bilan est particulièrement lourd : 39 personnes ont perdu la vie, parmi lesquelles le conducteur et son apprenti. Quarante-cinq passagers ont été blessés, tandis que sept occupants sont sortis indemnes.
Les autorités judiciaires relèvent également que 91 personnes se trouvaient à bord d’un véhicule dont la capacité maximale autorisée était de 69 places.
Plusieurs infractions relevées par les enquêteurs
Les investigations ouvertes immédiatement après la catastrophe ont mis en évidence plusieurs manquements. Le parquet évoque notamment une surcharge importante du car, une vitesse jugée excessive ainsi que l’absence de visite technique, d’assurance automobile et de carte de transport en règle.
Les enquêteurs indiquent aussi que les plaques d’immatriculation du véhicule font l’objet de sérieux soupçons de falsification, un élément qui figure désormais parmi les faits examinés dans la procédure judiciaire.
Le propriétaire du car et un chef de gare placés en détention
Le procureur précise qu’Inza Diarrassouba, âgé de 47 ans et propriétaire du véhicule, ainsi que Daouda Sylla, 59 ans, chef de gare de la compagnie Diarra Transport à Odienné, ont été présentés au parquet les 24 et 28 juillet 2026.
À l’issue de ces procédures, les deux hommes ont été placés sous mandat de dépôt après l’ouverture de deux informations judiciaires distinctes.
Le propriétaire du car est poursuivi pour homicides involontaires, blessures involontaires, défaut d’assurance automobile, absence de visite technique, défaut de carte de transport, usage présumé de fausses plaques d’immatriculation et mise en danger d’autrui.
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De son côté, le chef de gare est poursuivi pour le surnombre de passagers dans un véhicule affecté au transport commercial ainsi que pour mise en danger d’autrui.
Une enquête appelée à se poursuivre
Avec ces premières mises en examen, la justice entend établir les responsabilités dans cette tragédie qui a profondément marqué la région de Touba. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ensemble des circonstances ayant conduit à l’un des accidents de la route les plus meurtriers enregistrés ces derniers mois en Côte d’Ivoire.
