Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a fermement rejeté l’existence de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, à l’issue du Conseil des ministres. Une position qui répond aux accusations formulées par certains responsables de l’opposition.
Face à la presse, le ministre s’est montré catégorique : il affirme ne pas souscrire à cette qualification. Selon lui, les personnes actuellement incarcérées le sont pour des faits relevant du droit commun.
Il a détaillé la nature des infractions reprochées, évoquant des troubles à l’ordre public, des actes de vandalisme, des destructions de biens, l’incendie de véhicules et de bus, ainsi que des tentatives d’attaque contre une usine de production de gaz, mettant en danger les populations environnantes. Pour le porte-parole, ces actes constituent des délits et ne peuvent être assimilés à l’expression d’opinions politiques.
La justice appelée à suivre son cours, selon Amadou Coulibaly
Interrogé sur d’éventuelles mesures de libération, Amadou Coulibaly a indiqué ne disposer d’aucune information spécifique à ce sujet. Il a néanmoins rappelé que des dispositifs tels que la liberté conditionnelle peuvent être accordés par la justice, selon les cas.
Lire aussi : Crise du cacao : le kilo payé aux planteurs ivoiriens tombe à 1.200 FCFA
Le ministre a par ailleurs réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de l’État de droit. Il a souligné que toute affaire confiée à l’institution judiciaire suit son cours conformément aux procédures en vigueur.
Par cette mise au point, l’exécutif entend ainsi répondre aux critiques relatives à des détentions à caractère politique et réaffirmer que, selon lui, les procédures engagées relèvent exclusivement du cadre légal.
