Une décision jugée « injuste et inefficace »
La décision concerne quatorze artères majeures d’Abidjan, dont le Boulevard Félix Houphouët-Boigny, le Boulevard de la République et l’Avenue Robert Beugré Mambé. Selon Assalé Tiémoko, cette interdiction « plonge des milliers de jeunes dans la précarité » sans s’attaquer aux véritables causes des dysfonctionnements de la circulation.
« Le député est le porte-voix du peuple ; il ne peut devenir complice du gouvernement lorsque ses décisions nuisent aux citoyens », a-t-il déclaré.
Une sanction controversée
Le District a précisé que la mesure, en vigueur depuis le 8 septembre, prévoit la saisie et la destruction immédiate des engins des contrevenants. Cette sanction est jugée excessive par de nombreux observateurs, suscitant des critiques au-delà des cercles de l’opposition.
Assalé Tiémoko souligne l’impact économique de l’interdiction pour les jeunes entrepreneurs et travailleurs dépendant des motos pour leurs activités de livraison ou de commerce en ligne, ou simplement pour éviter les embouteillages chroniques.

Alternatives et propositions du député
Si le parlementaire reconnaît les efforts du gouvernement pour « rétablir l’ordre routier et réduire les accidents », il estime qu’une interdiction totale « traduit l’échec des politiques de régulation et d’éducation routière ».
Il plaide pour des alternatives telles que :
- le renforcement des contrôles routiers,
- la création de pistes cyclables,
- et l’application stricte du contrôle technique.
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Une critique de la gestion « à deux vitesses » de la sécurité routière
Assalé Tiémoko dénonce également ce qu’il considère comme une gestion « à deux vitesses » de la sécurité routière. Selon lui, des milliers de gbakas et autres véhicules circulent sans contrôle technique, sans susciter d’intervention. Il évoque des « cercueils ambulants », responsables de nombreuses victimes et de lourdes pertes économiques chaque année.
Recours juridique et soutien aux conducteurs
Le député annonce qu’il accompagnera les conducteurs affectés pour ouvrir un dialogue avec le District autonome d’Abidjan afin de demander la levée de la mesure. En cas d’échec, il se dit prêt à saisir le Conseil d’État pour en demander l’annulation.
Avec Europe24.fr
