Mercredi, la Côte d’Ivoire a réagi officiellement aux attaques coordonnées menées au Mali par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué qu’Abidjan s’inscrit dans la continuité des positions exprimées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine.
Selon lui, la Côte d’Ivoire, en tant qu’État membre de ces organisations, partage la condamnation des violences ayant visé plusieurs localités maliennes, dont Kidal, Bamako, Gao et Kati. Le gouvernement précise également que toute forme d’assistance extérieure ne pourrait intervenir qu’à la suite d’une demande officielle des autorités maliennes. Les autorités rappellent par ailleurs que d’éventuelles actions via la Force en attente de la CEDEAO relèveraient d’une réponse collective et non d’une initiative nationale isolée.
Attaques au Mali : renforcement de la surveillance des frontières et anticipation d’un afflux de réfugiés
Sur le plan sécuritaire, Abidjan affirme avoir renforcé la surveillance de ses frontières terrestres face à la dégradation de la situation dans la zone sahélo-saharienne. Le gouvernement assure que le dispositif en place reste « suffisamment vigoureux » pour prévenir toute infiltration ou incident transfrontalier, sans détailler les moyens déployés.
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Les autorités ivoiriennes évoquent également la possibilité d’un nouvel afflux de populations fuyant les violences au Mali. Elles se disent prêtes à gérer d’éventuelles arrivées supplémentaires, rappelant qu’en juillet 2025, environ 1 500 Maliens avaient déjà obtenu le statut de réfugié en Côte d’Ivoire. Le pays réaffirme ainsi sa politique d’accueil en faveur des civils touchés par les conflits armés dans la sous-région.
