Des manifestations contre les délestages d’eau et d’électricité ont éclaté le 19 mars à Bocanda, dans la région du N’Zi (centre de la Côte d’Ivoire), entraînant l’arrestation de 16 personnes.
À l’initiative d’élèves excédés par plusieurs jours de perturbations, les protestations ont été stoppées par les forces de l’ordre alors que les manifestants tentaient de se rendre à la sous-préfecture de Bocanda. Des échauffourées ont ensuite éclaté, conduisant à l’usage de gaz lacrymogène contre les protestataires, rejoints par des jeunes des quartiers. Les personnes interpellées ont été conduites au commissariat local avant d’être déférées devant le parquet de Dimbokro.
Des coupures récurrentes dans plusieurs localités dont Bocanda
Ces tensions surviennent dans un contexte marqué par des perturbations persistantes dans la distribution de l’eau et de l’électricité à travers le pays. À Abobo et Anyama notamment, plusieurs sous-quartiers font face à des coupures répétées, alimentant le mécontentement des populations.
Jean-François Kouassi critique l’exécutif
Dans ce climat tendu, le jeune leader politique Jean-François Kouassi a pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer la gestion de la situation par les autorités. Il a notamment critiqué les déplacements à l’étranger du président Alassane Ouattara, qu’il juge décalés face aux difficultés quotidiennes des Ivoiriens. Il a également évoqué la cherté de la vie, les coupures d’électricité et d’eau, ainsi que les difficultés rencontrées par les producteurs de café et de cacao.
Une sortie controversée suivie d’excuses
La publication de Jean-François Kouassi a suscité de nombreuses réactions en ligne, notamment sur la forme de ses propos. Face aux critiques, l’auteur a supprimé son message avant de présenter ses excuses quelques heures plus tard, affirmant ne pas avoir voulu porter atteinte à l’institution présidentielle.
Lire aussi : Incendie au poste source de Djibi : perturbations électriques à Cocody
Un contexte socio-économique sous tension
Cet épisode intervient dans un contexte plus large de tensions socio-économiques en Côte d’Ivoire, marqué par la hausse du coût de la vie, des dysfonctionnements dans l’accès aux services de base et des préoccupations persistantes dans les filières agricoles stratégiques, notamment le café et le cacao.
