Le parquet de Bouaké a annoncé, jeudi 19 juin 2026, une nouvelle avancée majeure dans l’enquête ouverte après l’interpellation d’un homme retrouvé en possession du corps d’un enfant. Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, Coulibaly Bamadou, le nombre de victimes présumées attribuées au mis en cause est désormais porté à cinq.
L’affaire remonte au 14 juin 2026, lorsque Hili Napemala Samuel, 36 ans, présenté comme maçon, a été arrêté dans le quartier Konankankro, dans la zone aéroportuaire de Bouaké, par la Brigade anticriminalité. Il transportait un sac contenant le corps d’un enfant d’environ cinq ans. Entendu par les enquêteurs, il aurait reconnu les faits.
Les premières opérations de fouilles, menées dès le 15 juin sur instruction du parquet, avaient permis la découverte de trois autres corps dans des zones broussailleuses du même quartier, portant alors le bilan provisoire à quatre victimes présumées. Les dépouilles, sommairement enterrées, avaient été retrouvées encore identifiables selon les autorités judiciaires.
A Bouaké, un second suspect interpellé et des pistes sur un trafic de restes humains
La poursuite des investigations a conduit le mis en cause à indiquer l’existence d’une nouvelle sépulture clandestine. L’exhumation réalisée a permis la découverte d’un cinquième corps, confirmant à ce stade le bilan avancé par le parquet.
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Dans son communiqué, le procureur a également révélé que Hili Napemala Samuel aurait déclaré avoir vendu des restes humains à des tiers. Ces éléments ont conduit à l’interpellation d’un second suspect, Doumbia Mamadou, 30 ans, se présentant comme tradipraticien. Selon le parquet, il aurait reconnu avoir acheté des restes humains issus des victimes présumées. Une perquisition à son domicile a permis la découverte d’ossements.
Les autorités judiciaires précisent que les deux hommes bénéficient de la présomption d’innocence. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’ampleur réelle des faits. À ce stade, les qualifications pénales définitives n’ont pas encore été arrêtées.
L’enquête, qui mobilise les services judiciaires de Côte d’Ivoire, reste en cours, tandis que l’identification des victimes n’a pas encore été rendue publique. Des signalements de disparitions d’enfants dans la région de Bouaké avaient toutefois été évoqués par certains médias locaux, sans confirmation officielle du parquet.
