Le convoi, qui avait fait escale à Dori le 6 novembre, a subi plusieurs blessés parmi les chauffeurs et les forces de sécurité, évacués vers Ouagadougou.
Selon des sources sécuritaires, le convoi s’est scindé en deux : une partie reste bloquée à Kaya, tandis qu’un autre groupe a réussi à rejoindre Ouagadougou sous escorte. La zone demeure sous forte influence de groupes armés, rendant la circulation extrêmement périlleuse.
L’axe Dori-Ouagadougou, déjà marqué par les attaques de Yirgou et Solhan, échappe depuis 2021 au contrôle strict des forces burkinabè. Après l’attaque, les échanges entre Niamey et Ouagadougou ont été tendus, certains responsables burkinabè refusant de participer à l’escorte. Niamey a néanmoins réaffirmé sa solidarité avec Bamako, promettant la livraison de 100 citernes malgré les risques, alors que le Mali fait face à une grave pénurie de carburant.

Trafic de carburant vers Bamako : le convoi nigérien traverse un corridor sahélien sous menace
Si le trajet Niamey-Bamako, long d’environ 1 400 kilomètres, paraît praticable sur le papier, les chauffeurs doivent affronter routes dégradées et zones sous contrôle de groupes armés. « Personne ne voulait ouvrir le convoi », confie un transporteur, évoquant les précédents incendies de camions sur les axes Bamako-Kayes ou Zégoua-Bougouni.
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La première vague de soixante camions-citernes est déjà arrivée à destination, après avoir traversé des zones où le JNIM impose sa présence. Cette attaque illustre la vulnérabilité des corridors logistiques dans le Sahel et les tensions entre États voisins, alors que Niamey tente de maintenir ses engagements face à la crise énergétique malienne.
