Des publications diffusées sur Facebook annoncent la mort du général de division Célestin Simporé, ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso, lors de frappes menées en Iran le samedi 28 février 2026. Selon leurs auteurs, le haut gradé burkinabè aurait été tué dans des bombardements israélo-américains visant Téhéran.
À l’origine de ces allégations, la page Facebook « Monsieur Vaho » affirme que le ministre, en déplacement en Iran pour négocier une coopération militaire, aurait péri sous les bombes. En l’espace de 17 heures, la publication a enregistré plus de 1 000 commentaires et 57 partages. Contacté sur la véracité de l’information, l’administrateur de la page a répondu : « Je viens de vous donner une information et une information ne se discute pas. »
Une autre page, « Amara Kaba », suivie par 220 000 abonnés, relaie également la rumeur, évoquant un prétendu site d’information iranien annonçant le décès du ministre, tout en précisant attendre une confirmation officielle des autorités burkinabè. En 13 heures, cette publication a suscité 400 commentaires et huit partages.
Mort de Célestin Simporé, aucune confirmation officielle
Ces rumeurs interviennent dans un contexte de frappes visant Téhéran à partir du 28 février 2026. Il est avéré que Célestin Simporé s’est rendu en Iran le lundi 23 février 2026 dans le cadre de la coopération bilatérale. Un élément qui a nourri les spéculations en ligne, certains internautes estimant qu’il n’aurait pas regagné Ouagadougou avant les bombardements.
Toutefois, aucune source officielle ni média crédible n’a annoncé la mort du ministre burkinabè. Une recherche effectuée avec les mots-clés « Célestin Simporé tué en Iran » ou « Célestin Simporé mort en Iran » ne renvoie vers aucun article provenant d’un site d’information reconnu confirmant ces allégations. Le site iranien cité par l’un des auteurs ne publie, par ailleurs, aucune information relative à un tel décès.
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Des publications officielles attestent au contraire du retour du général à Ouagadougou après son séjour en Iran. Le 25 février 2026, il a été aperçu sur le tarmac de la base aérienne de Ouagadougou pour accueillir une délégation malienne dans le cadre d’une réunion des ministres de l’AES. Le 27 février 2026, il a également pris part à la cérémonie de sortie de la première promotion du Cours d’État-Major de l’Institut de l’Enseignement Militaire Supérieur TIEFO AMORO (IEMS-TA).
Ces éléments confirment que le ministre était présent au Burkina Faso avant les frappes du 28 février 2026, rendant infondées les affirmations relayées sur les réseaux sociaux.
