Dans une publication faite ce mardi 10 mars 2026 sur sa page Facebook, Alahassane Diakité est intervenu sur la situation actuelle de la filière cacao en Côte d’Ivoire, appelant à davantage de transparence sur l’opération de rachat des stocks encore détenus par les producteurs et certaines coopératives.
Le parlementaire reconnaît que les critiques exprimées ces derniers jours sur la gestion de la situation peuvent se comprendre. « Rien n’est parfait et, dans toute organisation, il peut y avoir des failles par moments », a-t-il écrit, tout en soulignant que le véritable problème ne réside pas dans le prix de la nouvelle récolte.
Selon lui, ce prix correspond aux mécanismes du système de fixation en vigueur dans la filière. La difficulté se situe plutôt au niveau des fèves issues de la grande campagne qui restent encore stockées chez de nombreux producteurs et coopératives, malgré leur recensement préalable.
Cacao, une demande d’information parlementaire pour situer les responsabilités
D’après le député de Divo Commune, ces stocks avaient pourtant été recensés et ont fait l’objet de financements destinés à faciliter leur enlèvement. Face à cette situation, le Président de la République, Alassane Ouattara, aurait décidé de mobiliser 280 milliards de FCFA afin de permettre leur rachat et de soulager les producteurs.
Cependant, la question centrale reste, selon lui, de savoir où en est concrètement l’opération de rachat de ces stocks résiduels.
Dans le cadre de sa mission de contrôle de l’action publique, Alahassane Diakité annonce avoir déposé une demande d’information parlementaire auprès de l’Assemblée nationale. L’objectif est de permettre l’audition des responsables en charge du dossier afin d’obtenir des éclaircissements sur l’état d’avancement de cette opération.
Pour le parlementaire, il est essentiel que les représentants du peuple s’assurent que les décisions prises au sommet de l’État soient effectivement mises en œuvre sur le terrain au bénéfice des producteurs, dont beaucoup attendent encore des actions concrètes pour l’enlèvement de leurs stocks.
Le député appelle aussi à consommer davantage de chocolat
Dans sa publication, le député s’adresse également aux acteurs politiques qui, selon lui, multiplient les déclarations autour de la crise du cacao.
« Depuis combien de jours n’avez-vous pas mangé du chocolat ? », a-t-il lancé de manière ironique, estimant que les discours politiques ne peuvent à eux seuls modifier les fondamentaux du marché.
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Pour Alahassane Diakité, le marché du cacao reste soumis aux règles de l’offre et de la demande. Il plaide ainsi pour une stratégie plus ambitieuse visant à renforcer la transformation locale du cacao et la consommation nationale de chocolat.
Selon lui, c’est en développant davantage ces deux leviers que la Côte d’Ivoire pourra progressivement réduire sa dépendance aux fluctuations du marché international et consolider durablement sa filière cacao, l’une des principales richesses économiques du pays.
