« Hélas pour ce continent que j’aime tant qui va faire rire toute la planète football ! ». La réaction est signée Claude Le Roy, quelques minutes après la décision de la Confédération africaine de football de retirer le titre de champion d’Afrique au Sénégal pour l’attribuer au Maroc.
Dans un entretien accordé à L’Équipe le mardi 17 mars 2026, l’ancien sélectionneur, surnommé le « Sorcier Blanc », se dit abasourdi. « Je ne pouvais pas penser une seule seconde que la CAF allait aller si loin », confie-t-il, tout en mettant en cause la gouvernance de l’instance dirigée par Patrice Motsepe. Il évoque également des soupçons persistants autour de l’attribution du titre au Maroc, malgré un parcours qu’il reconnaît comme « superbe ». Selon lui, lors de la finale disputée le 18 février 2026, c’est bien le Sénégal qui avait été supérieur.
Une bataille juridique en perspective et des critiques élargies, selon Claude Le Roy
Pour Claude Le Roy, cette décision tardive, intervenue plusieurs semaines après la rencontre, reste difficilement compréhensible. « Personne ne pouvait imaginer, deux mois après, une telle décision. Ça ne paraît pas possible », insiste-t-il. Plus sévère encore, il dénonce une remise en cause des décisions arbitrales et pointe indirectement l’influence du président de la Fédération internationale de football association, Gianni Infantino, qu’il accuse de peser excessivement sur le football africain.
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Malgré tout, l’ancien technicien garde espoir pour les Lions de la Teranga, estimant qu’une procédure pourrait être engagée devant les instances compétentes, notamment le Tribunal arbitral du sport, après un éventuel recours en appel.
Du côté de la Fédération royale marocaine de football, la réaction se veut plus mesurée. Dans un communiqué publié le même jour, l’instance affirme « prendre acte » de la décision de la CAF, précisant que sa démarche visait uniquement « l’application du règlement ». Une position que Claude Le Roy rejette fermement, qualifiant cette sortie de « démagogiquement médiocre ». Selon lui, les textes prévoyaient des sanctions disciplinaires, et non l’attribution d’une victoire sur tapis vert, qu’il juge juridiquement contestable.
