La tension monte au sein de Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 26 février 2026, le Collectif des journalistes pour le respect des textes affirme que les mandats du Conseil exécutif et du Conseil d’administration sont arrivés à leur terme. Il dénonce toute tentative de prorogation qu’il juge contraire aux statuts et réclame la mise en place d’une administration provisoire en attendant l’organisation du 12e Congrès ordinaire.
Des mandats jugés légalement expirés
Selon le Collectif, les mandats des deux organes dirigeants ont officiellement pris fin ce 26 février 2026, malgré des démarches entreprises pour en obtenir la prolongation.
La controverse s’est intensifiée après la convocation, le 23 février, d’un Congrès extraordinaire prévu pour le 25 février 2026. Une initiative que le Collectif estime « manifestement contraire aux textes ». Dans le même temps, le Conseil exécutif et le Conseil d’administration avaient saisi le juge des référés afin de solliciter la prorogation de leur mandat.
Pour le Collectif, cette double démarche révèle une contradiction de fond. « Comment invoquer la souveraineté du Congrès tout en demandant au juge de prolonger son propre mandat ? », s’interrogent ses membres.
Saisie en référé, la justice ivoirienne aurait débouté les requérants, confirmant de facto la fin des mandats. En conséquence, le Collectif considère que Jean Claude Coulibaly et Bertin N’Guessan ne sont plus respectivement président du Conseil exécutif et président du Conseil d’administration de l’UNJCI.
Appel à une administration provisoire et critiques contre la FAJ et la FIJ
Au-delà du débat interne, le Collectif s’étonne de la prise de position publique de la Fédération africaine des journalistes (FAJ) et de la Fédération internationale des journalistes (FIJ).
Ces organisations, souligne-t-il, auraient adopté une posture jugée partisane sans avoir procédé à une vérification contradictoire des faits. Le Collectif rappelle que le président sortant de l’UNJCI siège au sein d’instances dirigeantes de ces structures, une situation qui, selon lui, aurait dû appeler à davantage de prudence.
Rejetant toute accusation d’ingérence politique, le Collectif affirme que sa démarche est exclusivement motivée par le respect strict des statuts. Il rappelle qu’en 2022, une liste candidate avait été écartée au nom de l’application rigoureuse des textes, laissant un candidat unique en lice, sans que cela ne suscite de réaction internationale particulière.
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Se présentant comme un mouvement institutionnel et non personnel, le Collectif formule deux exigences : la mise en place immédiate d’une administration provisoire composée du Comité des sages et des anciens présidents de l’UNJCI, ainsi que l’organisation rapide du 12e Congrès ordinaire.
En attendant une issue formelle, la crise demeure ouverte au sein de l’organisation faîtière des journalistes ivoiriens.
