Incarcéré depuis novembre 2025 dans le cadre des violences survenues lors de l’élection présidentielle ivoirienne, Damana Adia Pickass voit sa situation judiciaire se complexifier. Figure influente du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et proche collaborateur de Laurent Gbagbo, il fait désormais face à 31 chefs d’accusation, contre une vingtaine lors de ses premières auditions.
L’information a été révélée par son avocate, Me Roselyne Aka-Serikpa, qui a également donné des nouvelles de l’état d’esprit de son client. Selon elle, l’ancien secrétaire général du Conseil stratégique et politique du PPA-CI reste déterminé malgré sa détention. Depuis sa cellule, Damana Pickass a tenu à adresser ses remerciements à Laurent Gbagbo, qu’il qualifie de « mentor et père », ainsi qu’à son épouse, aux cadres, militants et sympathisants de son parti pour leur soutien.
Son conseil assure par ailleurs qu’il demeure « fort et confiant en ses idéaux et sa vision politiques », affirmant traverser cette épreuve avec sérénité malgré les conditions de sa détention.
Damana Pickass : des accusations particulièrement lourdes
Sur le plan judiciaire, Damana Pickass est poursuivi pour plusieurs infractions graves liées aux troubles électoraux qui ont secoué le pays entre octobre et novembre 2025. Parmi les chefs d’accusation retenus figurent notamment des actes terroristes, l’assassinat, l’apologie de crimes de meurtre, la détention illégale d’armes de première et sixième catégories, la destruction volontaire de biens, ainsi que des atteintes aux opérations électorales et des violences contre des bureaux de vote.
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Son arrestation est intervenue après la diffusion d’une vidéo dans laquelle il appelait les militants de l’opposition, notamment ceux du front commun PPA-CI–PDCI-RDA, à maintenir la mobilisation dans les rues. Les manifestations visaient à contester la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat et à réclamer une élection jugée plus inclusive.
À l’époque, le PPA-CI et le PDCI-RDA exigeaient également la réintégration sur la liste électorale de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam, deux figures majeures de l’opposition écartées du processus électoral et privées de candidature à la magistrature suprême.
