Dans la matinée du mercredi 3 juin 2026, une opération de déguerpissement et de démolition de constructions a été menée sur une parcelle située dans le quartier Houphouët-Boigny, plus connu sous l’appellation « Campement », dans la commune de Koumassi. Cette intervention, qui a provoqué de nombreuses réactions parmi les riverains, a conduit la mairie à apporter des précisions sur les circonstances et les fondements de l’opération.
Une opération fondée sur une décision de justice
Dans un communiqué officiel, la Direction de la communication de la mairie de Koumassi a indiqué que cette opération ne relève pas d’une initiative municipale, contrairement aux informations relayées sur certains réseaux sociaux. Selon la municipalité, il s’agit de l’exécution d’une décision de justice rendue dans le cadre d’un litige foncier.
Le bénéficiaire de cette décision est l’opérateur économique Alloui Brou Jacques, qui aurait obtenu gain de cause devant les juridictions compétentes concernant la parcelle concernée. La mairie précise que l’opération s’appuie sur une grosse exécutoire ainsi que sur l’ensemble des actes judiciaires requis pour l’application de la décision.
Les autorités communales soulignent ainsi que l’intervention des services habilités s’inscrit dans le strict respect des dispositions légales en vigueur en Côte d’Ivoire, la procédure étant conduite sous l’autorité des instances compétentes chargées de faire exécuter les décisions de justice.
La mairie de Koumassi appelle au calme et à la responsabilité
Face à l’émotion suscitée par les démolitions, la mairie de Koumassi insiste sur la nécessité de distinguer les compétences administratives des procédures judiciaires. Elle rappelle qu’elle n’est pas à l’origine de cette action, tout en affirmant suivre attentivement son déroulement et ses impacts sociaux.
Le maire de Koumassi, Narcisse Toussaint Balley, demeure particulièrement attentif aux conséquences de cette opération sur les populations concernées. Selon la municipalité, l’édile reste engagé en faveur de la préservation de la paix sociale, du respect des droits des différentes parties et du maintien d’un climat de sérénité dans la commune.
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Sur le terrain, plusieurs constructions ont été détruites, entraînant le déplacement de certains occupants. Si les autorités mettent en avant la légalité de la procédure, des habitants expriment leurs inquiétudes concernant leur relogement et la perte de leurs biens. Cette situation rappelle une nouvelle fois la sensibilité des questions foncières dans les communes du district d’Abidjan, où la pression urbaine et les contentieux liés au foncier demeurent récurrents.
Dans ce contexte, la mairie appelle les populations à faire preuve de retenue et de responsabilité, tout en privilégiant les sources officielles d’information afin d’éviter la propagation de rumeurs susceptibles d’alimenter les tensions. Les autorités locales assurent rester mobilisées pour accompagner l’ensemble des parties concernées dans le respect du droit et de la cohésion sociale.
